Direct du cœur

florence medina direct du coeur

Chronique diffusée lundi 22 octobre 2018 dans l’émission Excusez-moi de vous interrompre sur Radio Mon Païs- 90.1.

 

C’est les vacances ! Causons donc un peu, pour changer, de littérature jeunesse. Aujourd’hui, je vais vous parler de Direct du Cœur, un roman ado paru fin août aux éditions Magnard Jeunesse.

Voici le pitch :

Dans l’espoir de grappiller quelques points pour le bac, Tim est contraint par sa mère de prendre une option facultative à son entrée en première littéraire. Pas question de s’opposer à sa mère : la chef de la cellule monoparentale ne négocie pas en matière d’implication scolaire.

C’en est donc fini des vendredis soir avec les copains, le skate, les parties de jeux vidéos, la glandouille, quoi. Tim finira tous les vendredis à 18h à cause de cette satanée option, l’option LSFlangue française des signes, à laquelle il se rend à reculons.

Et avec seulement 6 inscrits dans le cours, ça ne va pas être facile de se planquer au fond de la classe. D’autant que la prof a décidé que le plus important, c’était que les élèves s’impliquent à fond, qu’ils jouent le jeu, sans cahier ni stylo, sans prise de note.

Direct du cœur, c’est donc l’histoire de Tim, adolescent mal dégrossi, roi de la bourde, mais garçon au grand cœur, qui plonge malgré lui dans cette langue française des signes, un territoire à la fois inconnu et qui, il le réalise très vite, se trouvait juste à côté de lui sans qu’il ne le voit.

Direct du cœur, c’est aussi l’histoire d’un tête à tête entre une mère célibataire et son fils unique, d’un géniteur fantôme qui refait soudainement surface. Et puis, sur la couverture du livre, un signe issu de la langue des signes américaine, qui forme trois lettres : I, L et Y, pour I love you… Car Direct du cœur, c’est aussi l’histoire d’un coup de foudre qui frappe sans crier gare.

 

Je ne vous en dis pas plus. Pour ne pas spoiler le bouquin, et parce que Direct du cœur, c’est également un prétexte pour vous rappeler l’existence de plusieurs structures toulousaines, en lien avec l’apprentissage ou la découverte de la langue des signes françaises.

Tout d’abord, deux petits nouveaux en centre ville, à qui l’on souhaite la bienvenue :

 

Rue des Blanchers, L’Oreille Cassée a ouvert à la fin de l’été. Jérémy Perrin et Sébastien Rocton vous accueillent du mardi au samedi à partir de 19h pour déguster des tapas, et picoler du rouge et de la bière. Sur les tables du bar, on trouve des menus, au dos desquels les patrons vous rappellent que ça ne sert à rien de hurler pour passer votre commande, puisqu’aucun des deux ne vous entend. C’est donc l’occasion d’enrichir votre vocabulaire en Langue Française des Signes. Pour ma part, je sais maintenant dire : Bonjour, merci, comment ça va, bière pression, patatas bravas et houmous de betterave, et je compte bien continuer !

 

 

 

Quasiment au même moment, la librairie L’Ouï-Lire a ouvert ses portes rue Gambetta, à côté de L’Impro. Nathalie Secolier et Delphine Agnesina ont fait ce pari un peu fou d’ouvrir un établissement dédié à la Langue Française des Signes. On y trouve donc un paquet de bouquins sur la LSF et la surdité, qui s’adressent aux tous petits, aux très grands, aux débutants et aux érudits, ce qui constitue la moitié du fonds de la librairie. L’autre secteur développé, c’est le rayon Jeunesse, avec un large choix d’albums et de romans proposé aux lecteurs.

 

 

L’Oreille Cassé et L’Ouï-Lire proposent des événements tout au long de l’année, que vous pouvez retrouver sur leurs pages facebook respectives.

 

Enfin, je voulais vous signaler un dernier lieu, le café culturel l’Itinéraire bis, rue Périole, qui propose deux fois par mois des cafés-signes, ouverts à tous, les 2e jeudi et 4e mercredi du mois.

 

 

 

Direct du Coeur, aux éditions Magnard Jeunesse

L’auteure : Florence Medina, ex-comédienne devenue interprète français/LSF, et auteure.

Le livre coûte 13,90€, et vous pouvez dores et déjà courir à la librairie L’Ouï-Lire, rue Gambetta, pour vous le procurer.

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